Slow down

Sacha Baron Cohen (Borat, Ali G, …) dans un discours remarquable contre « la haine, le racisme et le fanatisme » (à 18:54) :

Voici une autre bonne pratique : ralentissez. Chaque publication n’a pas besoin d’être publiée immédiatement.

Oscar Wilde a dit : « Nous vivons à une époque où les choses inutiles sont devenues nos seules nécessités ». Mais permettez moi de vous demander : est-ce qu’avoir la moindre pensée ou vidéo publiée instantanément, même si elle est raciste ou criminelle, vraiment une nécessité ? Bien sûr que non.

Le tireur qui a massacré des musulmans en Nouvelle-Zélande a diffusé en direct son atrocité sur Facebook, où ça s’est ensuite propagé sur Internet et a été vu certainement des millions de fois. C’était un « snuff movie », diffusé pour vous par les réseaux sociaux. Pourquoi ne peut-on pas avoir un délai afin que ces saletés traumatisantes peuvent être arrêtées avant d’être publié en premier lieu ?

#NoTechforICE

Via Twitter, cette illustration par Michelle Abernathy sur le mot-dièse #NoTechforICE. Le mois dernier, Microsoft (via GitHub) a renouvelé son contrat avec ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement), responsable de la détention et séparation des familles immigrées aux États-Unis (notamment depuis 2018 et l’adoption de la politique de séparation des familles par le gouvernement américain).

Un vélo pour l’esprit

Via Reddit, ce reportage de 1981 sur les ordinateurs avec une interview de Steve Jobs.

J’avais lu une étude dans Scientific America dans les années 1970, et cette étude mesurait l’efficacité de déplacement pour différentes espèces ou choses sur la planète. Des oiseaux, poissons, chiens… Et l’étude les classait. And il s’est avéré que le condor gagnait. Le condor utilisait le moins d’énergie pour aller d’un point A à un point B. Et l’Homme arrivait avec un résultat peu impressionnant environ aux deux tiers en bas de la liste. Mais quelqu’un dans ce magazine a eu l’idée de tester l’efficacité de l’Homme à vélo. Et l’Homme à vélo était deux fois plus efficace que le condor, loin devant en haut de la liste. Ça illustre vraiment bien la capacité de l’Homme en tant que constructeur d’outils à concevoir un outil pour amplifier une capacité qu’il possède d’origine. Et c’est exactement ce que j’ai le sentiment que nous faisons.

J’avais déjà lu plein de fois cette expression de « vélo pour l’esprit », mais je crois que je n’avais jamais eu l’explication complète.

Le clavier virtuel du Nintendo eShop

Le clavier virtuel pour enregistrer un code de téléchargement dans le Nintendo eShop sur Nintendo Switch désactive par défaut les lettres O, I, Z. Ça évite tout doute lorsqu’on saisit un code (c’est un deux ou un « S » ? un « L » ou un « i » ?). Ça fait plusieurs fois que je le remarque et je trouve ça vraiment malin.

(Capture d’écran via cette vidéo. Fait intéressant, Nintendo désactive la fonctionnalité capture d’écran sur cette page dans l’eShop.)

Letting Go: A Florence Postmortem

Florence est problablement l’un de mes jeux préférés de ces dernières années sur iOS. Dans une conférence post-mortem, Ken Wong (directeur de création du jeu) explique pourquoi il a voulu faire un jeu narratif (à 10:37).

Personnellement, je n’aime pas la plupart des jeux narratifs. Je n’ai rien contre eux, c’est juste que ce n’est pas ma tasse de thé. Mais parfois, ne pas être un fan de quelque chose peut être un avantage.

Le concepteur de jeu Zach Gage n’aime pas les jeux de lettres. Donc il a fait un jeu de lettres dans lequel il s’attaquait à certaines lacunes du genre. Le résultat est SpellTower, qui est vraiment vraiment bien.

Donc parfois, je pense que quelqu’un de sceptique, ou un étranger, est capable de trouver une façon différente de faire les choses. Peut-être une approche que les enthousiastes du genre ont raté.