Les Grandes Grandes Vacances

En ce début d’année, j’ai découvert via un tweet la série animée française « Les Grandes Grandes Vacances », diffusée en 2015 sur France 3.

Été 1939, Ernest, 11 ans, et Colette, 6 ans, deux petits parisiens, passent un weekend en Normandie chez leurs grands-parents. La France entre en guerre et décision est prise de les tenir éloignés de Paris, le temps de «voir venir». Ce séjour qui devait durer quelques semaines s’étendra sur les cinq années de la guerre, se transformant en «grandes grandes vacances»…

J’ai dévoré cette série, et j’ai vraiment adoré. C’est loin d’être cucul la praline. C’est parfois cru, parfois cruel. Ça donne une vision non manichéenne de la Guerre. J’ai aussi ressenti une véritable tension dans certains passages, avec une narration vraiment bien ficelée, et un véritable attachement pour certains personnages.

Sur la page officielle de la série, Delphine Maury, à l’initiative du projet, résume bien une partie de ce qui m’a plu :

J’ai découvert la place magnifique des femmes et des filles durant cette période, leur courage et la manière dont elles prenaient leur vie en main, ainsi que des récits bien plus nuancés que dans les livres d’histoire sur les relations avec l’occupant, entre les gens. Je me suis alors demandé comment rendre compte, le plus positivement possible, de ces témoignages.

Je recommande chaudement. C’est disponible sur Netflix (mais pas en France), sur iTunes, ou en DVD sur Amazon.

41 élections

En novembre dernier, je suis tombé sur cet historique des unes du New York Times après chacune des quarante et une élections américaines, de 1852 à 2012.

Parmi les choses qui m’ont marqué :

  • La première une avec autre chose que juste du texte date de 1896.
  • La première une avec une photographie date de 1932.
  • La première une avec une photographie en couleur date de 2000.

Ce dernier point m’a particulièrement marqué. Je n’avais vraiment pensé à l’arrivée de la couleur dans la presse papier, ayant toujours connu de ma vie d’adulte la presse en couleur. Et même si le New York Times a vu apparaître la couleur petit à petit dès 1993, ça reste incroyablement récent (pour un journal qui vit depuis plus de 150 ans).

Ça m’a fait pensé au Web. Je lis régulièrement des commentaires se plaignant que le Web n’a pas telle ou telle fonctionnalité nativement. L’idée du Web a été proposée en 1989. La balise <img> a été proposée en 1993. La balise <video> a été proposée en 2007. Alors oui, en 2017, il n’y a toujours pas de standard pour styler tous les éléments de formulaires. Mais le Web reste un bébé, et on n’en est qu’au début.

#nowwwel 2016

Noël, c’est terminé. Et #nowwwel aussi. Pour mon plus grand plaisir, l’appel lancé en novembre dernier pour palier à 24 jours de web a vraiment bien fonctionné. J’ai recensé 46 articles publiés pour l’occasion. C’est une belle preuve, s’il en fallait une, que la communauté francophone des gens qui travaillent dans le Web se porte bien.

Alors merci à toutes et à tous pour vos articles, commentaires, partages.

Voici la liste des articles de #nowwwel 2016. N’hésitez pas à me le signaler si j’en ai oublié.

En 2016, j’ai fait ça.

L’année 2016 se termine. Et en voyant d’autres rétrospectives, j’avais envie de faire la mienne. Alors en 2016, j’ai fait ça.

9 articles

J’ai écrit et publié trois articles sur ce blog ici présent :

Et six articles sur mon blog dédié à l’intégration d’e-mails :

Je suis assez content d’avoir pu partagé plus d’articles liés à mes recherches sur l’intégration d’e-mails, et moins d’articles subjectifs et polémiques. Je préfère me battre pour des sujets qui peuvent enrichir tout le monde plutôt que débattre sur des sujets où personne n’a rien à gagner.

10 articles en anglais

En 2016, j’ai commencé à traduire certains articles en anglais. J’ai commencé par une traduction de mon article sur Super Mail Forward, un e-mail transférable évolutif que j’ai fait en 2015, en me disant que ça pourrait amuser deux ou trois personnes. Et ça a cartonné. L’article s’est retrouvé en une de Hacker News et /r/webdev. À ce jour, il comptabilise 61 000 vues (pour 28 000 lectures selon Medium). Autant dire que ça a été un excellent moteur pour me motiver à traduire des articles tout au long de l’année.

J’ai choisi de publier mes articles en anglais sur Medium. C’est un peu par curiosité, mais surtout par satiété de gérer moi-même mon propre blog. Je préfère consacrer mon temps sur le fond (écrire des articles) plutôt que sur la forme (écrire et maintenir un thème WordPress). Alors autant dire que je déteste Medium. Je trouve son éditeur insupportable (surtout quand on veut mettre en forme du code), et je suis constamment frustré de ne pas pouvoir donner la mise en forme que je souhaite à mes articles. Pour autant, ces inconvénients ne surpassent pas la contrainte du temps nécessaire à la gestion de son propre blog sur son propre hébergement. Et donc pour l’instant ça me convient très bien comme ça. J’ai quand même fait en sorte d’avoir mon propre domaine associé à Medium, histoire de ne pas perdre mon référencement si je décide de partir.

L’article sur la technique des Fab Four a connu aussi un grand succès avec 61 000 vues (pour 20 000 lectures selon Medium). Mais surtout il a été partagé par Smashing Magazine, CSS Tricks, Sara Soueidan, Mike Riethmuller, et plein d’autres gens que j’admire et apprécie. Le contenu de mon article a même été repris dans des conférences, par exemple par Vitaly Friedman, un mec en Ukraine ou Kevin Mandeville à dotCSS. Et cet été, j’avais justement été contacté par ce dernier.

3 conférences

Je m’étais promis de mettre un peu le holà sur les conférences cette année. Et j’ai presque réussi jusqu’à ce que Kevin Mandeville m’invite à participer à l’Email Design Conference organisée par Litmus. C’est le genre d’invitation qui ne se refuse pas. Et si j’aurais rêvé de pouvoir voyager jusqu’aux conférences de Boston ou San Francisco, pour des raisons pratiques et logistiques, j’ai été sage et j’ai participé uniquement à celle de Londres.

C’était vraiment un chouette évènement, et c’était agréable de ne connaître (presque) personne. Les discussions et les rencontres n’en ont été que plus riches. Pour la première fois, je m’étais aussi entraîné un peu plus sérieusement en faisant une première présentation à CSS Paris sur ce qui devait être juste une partie de ma présentation à Londres. Ça m’a notamment permis de réaliser que je tenais trente minutes sur ce qui ne devait pas m’en prendre plus de quinze, et donc d’ajuster ma présentation en conséquence. J’ai eu le plaisir de redonner la même présentation à Lille en fin d’année.

4 formations

Cette année, je me suis aussi lancé dans la formation (toujours sur l’intégration d’e-mails), notamment via Alsacréations et Clever Institut. Si la première s’est faite un peu dans la douleur, je suis vraiment content du programme et des exercices que je propose maintenant. C’est vraiment intéressant de travailler sur une formation, de l’ajuster et l’enrichir en fonction des retours de chaque participant. C’est aussi intéressant de pouvoir y introduire des notions d’accessibilité à un public de professionnels parfois pas du tout averti.

Ce que je n’ai pas fait

Même si j’ai fait pas mal de choses en 2016, il y a aussi plein de choses que je n’ai pas faites. Par exemple :

  • Écrire un livre sur l’intégration d’e-mails.
  • Faire une chaîne Youtube pour parler du Web.
  • 24 jours de web. Même si je suis très content de la tournure qu’a pris #nowwwel, j’ai quand même un petit pincement au coeur de ne pas avoir réussi à mettre en place une nouvelle édition cette année.
  • Mettre à jour le site de ma boîte. Un site non responsive qui date de 2008 avec du texte en taille 11, ça fait tâche.

J’espère avoir un peu de temps pour démarrer ces projets en 2017. Bonne année à tous !

« La chose la plus méconnue à propos de mon travail »

La chose la plus méconnue à propos de mon travail, c’est que je travaille avec des gens, plein de gens, tout le temps. J’avais vraiment l’idée préconçue qu’un développeur c’était quelqu’un qui était anti-social, ce qui est clairement pas le cas.

Annie-Claude Côté, développeuse de logiciels principale chez Shopify, dans une vidéo de présentation de son métier « pour encourager les jeunes filles à aller dans le domaine des tech ».