Vous parcourez les articles du blog de l'année 2012.

2 ans

le Vendredi 24 février 2012 - HTeuMeuLeu - 4 commentaires

Il y a 2 ans, le 24 février 2010 à 15h52, je publiais mon premier tweet. A la base, j'ai créé un compte Twitter surtout pour moi. Chaque jour, je lis beaucoup d'articles, de tutoriels et d'actualités sur le développement web. Je conservais les articles qui m'intéressaient vraiment dans mes favoris, mais c'est très vite devenu ingérable. Je me suis dit qu'en les publiant sur Twitter, je pourrais facilement en garder une trace, et qu'au passage, ça intéresserait peut-être d'autres gens.

Il s'avère que ça ne s'est pas trop mal passé.

Il se trouve que j'aime beaucoup Twitter. J'essaie de garder le nombre de comptes que je suis à un nombre raisonnable, en suivant principalement des comptes orientés web. Mais en réalité, je me rends compte que ces 2 dernières années, Twitter a été ma première source d'informations, même bien au-delà de l'actualité du web.

Quelques mois plus tard, j'ai lancé ce blog. L'objectif de ce blog est d'être la continuité du compte Twitter, en partageant mon point de vue sur des sujets qui me tiennent à coeur. Certains appellent ça du troll, mais sincèrement, ce n'est que mon point de vue. Et ceci n'est qu'un blog personnel.

Je lis beaucoup d'articles sur beaucoup de blogs, et je suis toujours aussi surpris de la neutralité et de la consensualité que certains rédacteurs adoptent sur leurs blogs personnels. Je préfère largement lire un article passionné, avec un point de vue (quitte à ne pas être d'accord), plutôt qu'un article sans saveur digne d'un communiqué de presse.

Il y a une citation que j'aime bien (bizarrement attribuée à Mark Twain) qui dit "Danse comme si personne ne te regardait". J'essaie d'adopter cette philosophie sur mon blog, en écrivant comme si personne ne me lisait. Et si ça peut rassurer mes détracteurs, c'est souvent le cas.

Voici quelques statistiques sur mon blog depuis son lancement en juillet 2010. J'ai eu 98 509 visites, 67 496 visiteurs uniques, et 213 808 pages vues. 58% de mes lecteurs sont sur Windows, 22% sur Mac OS, 9% sur Linux et 6,5% sur iOS (oh, et Android : 2,55%). 43% sont sur Firefox, 33% sur Chrome, 9% sur Safari et 4% sur Internet Explorer (et parmi ces 4%, 54% sont sur IE8, 25% sur IE9, 14% sur IE7, 5% sur IE6). La nuit je rêve d'avoir des statistiques de navigateurs similaires sur les sites de mes clients. 38% de mon trafic est direct, 20% vient de Twitter, 18% vient de Google, 8% vient de Facebook (et 0,5% vient de Google+).

Voici une petite liste des articles les plus vus sur mon blog :

  1. Des maquettes difficilement intégrables... wait, what ? (octobre 2011)
  2. Estimer un temps de développement, c'est difficile (février 2012)
  3. Le Pixel Perfect (mai 2011)
  4. Des démos WebGL (février 2011)
  5. Les développeurs, graphistes et chefs de projets (juin 2011)

Laissez moi revenir en détails sur ce numéro 1. La réception de cet "article" a été phénoménale. Pourtant, j'ai vraiment fait cette image à l'arrache, un mardi soir devant la télé, quelques semaines après avoir vu une image du même genre sur Reddit. Le mercredi matin, je l'ai publiée, et puis je l'ai twittée. Et là, ça a été l'avalanche. Depuis sa publication, l'article a été vu plus de 33 000 fois sur mon blog, et le fichier JPG seul a été vu plus de 76 000 fois depuis mon serveur, générant plus de 7 Go de trafic. Mais l'image a aussi été reprise un nombre impressionnant de fois sur d'autres blogs. Elle a même été traduite en anglais quelques semaines plus tard, et retweetée par George Broussard himself. Grâce ou à cause de cet article, voilà à quoi ressemblent les statistiques du blog ces 2 dernières années.

Statistiques de HTeuMeuLeu

Je pense que cet anniversaire est la bonne occasion pour remercier tous mes lecteurs et tous mes followers. Alors : merci.

 

La feuille de route d’Adobe pour Flash

le Vendredi 24 février 2012 - Veille - 1 commentaire

Adobe a publié cette semaine sa feuille de route pour Flash ces prochaines années, et je ne pouvais pas être plus satisfait :

Avec la croissance de la compétition sur le marché des navigateurs, les fabricants de navigateurs ont de plus en plus innové et ont fourni des fonctionnalités qui ont permis de déployer des animations riches directement grâce aux technologies du navigateur, une rôle autrefois joué principalement par Flash Player. De plus en plus, les animations riches seront déployées directement dans le navigateur en utilisant HTML5, CSS3, JavaScript et les autres technologies modernes du web. Alors que le rôle premier de Flash en tant que moteur d'innovation sur le web reste le même, ce pour quoi il sera utiliser va changer.

Adobe croit que les moteurs d'exécution de Flash se prêtent particulièrement bien à deux utilisations principales : créer et déployer des jeux riches, expressifs avec des graphismes de la qualité d'une console, et déployer des vidéos premium.

Ce changement de cible pour Flash ne signifie pas que les contenus existants ne fonctionneront plus, ou que Flash ne pourra pas être utilisé pour des contenus autres que du jeu et de la vidéo. Par contre, ça signifie que lorsque nous devrons prioriser les développements futurs et les corrections de bugs, le jeu et la vidéo seront nos priorités.

Soyons clairs : aujourd'hui, si vous souhaitez diffuser de la vidéo et que vous êtes un minimum sérieux, vous êtes obligés de proposer une alternative à Flash. D'après NetMarketShare, les utilisateurs mobiles représentent 9% des internautes, et ce chiffre ne va faire qu'augmenter ces prochaines années. Aujourd'hui, plus de 60% du marché des navigateurs supporte nativement les vidéos en HTML5, et ce chiffre ne va faire qu'augmenter ces prochaines années. Les vidéos en HTML5 ont des lacunes, comme l'absence de gestion de contenus protégés (DRM). Mais Adobe le dit clairement : à part pour de la vidéo premium, utiliser Flash est une hérésie.

Et quand au jeu, j'ai un tout petit peu de mal à voir comment Adobe va s'en sortir. Depuis 3 ans, Adobe nous rabâche chaque année des nouvelles démos de jeux en 3D époustouflantes avec des gros éditeurs : Square Enix, Epic Games et l'Unreal Engine, ... Mais ces 3 dernières années, tout ceci en est resté au stade de vidéo de présentation.
En comparaison, ces 3 derniers mois, on a vu arriver les portages en HTML5 de deux des jeux les plus vendus l'année dernière : Angry Birds et Cut the Rope. Il ne s'agit pas de vidéos de promesses de ce que pourraient potentiellement être des jeux en HTML5. Non, il s'agit du vrai truc.

Adobe en profite pour détailler sa feuille de route pour 2012 avec de nouvelles versions de Flash Player (noms de code "Cyril" et "Dolores"), et présente vaguement les prochaines fonctionnalités de Flash pour les années à venir ("Flash Player Next").

Adobe présente également le support fourni pour Flash pour les différents systèmes et plate-formes, en rappelant la toute fraîche annonce de l'abandon de Flash Player pour Linux aux mains de Google. Voici un petit récapitulatif du support de Flash pour le web :

  • Apple OS X : Flash Player est toujours supporté, mais n'est plus installé par défaut sur aucun Mac.
  • Microsoft Windows : Flash Player est supporté (pour le moment).
  • Windows 8 : Flash Player (comme tout autre plugin) ne fonctionnera pas dans la version Metro de Windows 8 (destinée aux écrans tactiles).
  • Linux : Flash Player est supporté, désormais par Google, uniquement sous Chrome.
  • Mobile : Flash Player n'est plus supporté.
  • Télévision : Flash Player n'est plus supporté.

Je ne voudrais pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais ça me fends le coeur de voir un ours agoniser ainsi.

Adobe arrête Flash sous Linux, mais s'associe à Google pour que le support continue uniquement pour Chrome http://t.co/NzXcFCWW (via @mesh)

le 22 février 2012 à 12:43 - permalien

En 2012, Google pète un câble

le Mercredi 22 février 2012 - Veille - 12 commentaires

Depuis le début de l'année, j'ai l'impression que chaque semaine voit son lot de nouveaux scandales autour de Google. En voici une petite liste non exhaustive :

  • Google a monté une vaste escroquerie au Kenya pour se faire passer pour un annuaire local et inciter les entreprises à créer un site sur l'équivalent du très mauvais "Mon entreprise en ligne". (source)
  • Des employés de Google ont été surpris en train de vandaliser les données d'OpenStreetMap. (source)
  • Google a pénalisé Chrome dans ses résultats de recherche, lui faisant perdre 0,17% de parts de marché en janvier, après avoir violé ses propres règles de SEO pour promouvoir Chrome. (source)
  • Google a changé sa politique de respect de la vie privée, les autorisant à faire du croisement de données entre tous leurs services pour mieux vous profiler. Si vous n'êtes pas d'accord, vous n'avez aucune possibilité de refuser ce changement de politique. (source)
  • Google favorise désormais les résultats de son propre réseau social, Google+, au détriment de la pertinence et de la neutralité de son moteur de recherche (source)
  • Larry Page aurait dit à ses employés : "Comprenez Google+ ou partez"
  • Google contourne les préférences de vie privée de Safari et d'IE pour continuer de vous traquer. (source)
  • Google a supprimé les liens de ses logos pour revenir à l'accueil, le b.a.-ba de l'ergonomie depuis la nuit des temps. (source)

Et on est que le 53ème jour de 2012. Google devrait relire son propre code de conduite.

Le format PSD

le Mardi 21 février 2012 - Veille - 6 commentaires

Il y a deux semaines j'avais parlé sur Twitter de PSD.js, un fichier JavaScript pour lire des fichiers PSD. Après quelques tests avec les PSD que j'avais sous la main, j'ai vite compris que ça ne fonctionnait pas très bien. J'aurais pu blâmer les développeurs de la librairie, ou les faiblesses de mon navigateur. Et puis je me suis souvenu d'un commentaire laissé par un développeur de Xee, une visionneuse d'images sous Mac, en plein milieu de son code.

A ce stade, je voudrais prendre un moment pour vous parler du format PSD d'Adobe. PSD n'est pas un bon format. PSD n'est même pas un mauvais format. L'appeler ainsi serait une insulte pour les autres mauvais formats, comme PCX ou JPEG. Non, PSD est un format exécrable. Pour avoir travaillé sur ce code pendant plusieurs semaines maintenant, ma haine envers le format PSD a grandi en un feu ardent qui brûle avec la violente passion d'un million de soleils.

S'il existe deux façons différentes de faire quelque chose, le format PSD fera les deux, à des endroits différents. Ensuite il inventera trois autres façons qu'aucun humain sain d'esprit n'aurait pu imaginer, et il les fera également. Le format PSD fait de l'incohérence une forme d'art. Pourquoi, par exemple, est-ce qu'il a soudainement décidé que ces morceaux en particulier devraient s'aligner sur 4 octets, et que cet alignement ne devrait pas être inclus dans la taille ? D'autres morceaux à d'autres endroits ne sont pas alignés, ou alors alignés avec l'alignement compris dans la taille. Ici, pourtant, ce n'est pas compris. N'importe lequel de ces trois comportements serait bien. Un format sensé en choisirait un. Le format PSD, bien sur, utilise les trois, et plus.

Essayer d'extraire des données d'un fichier PSD c'est comme essayer de trouver quelque chose dans le grenier de votre vieil oncle excentrique qui est mort dans une attaque de requin en se baignant en eau douce le jour de son 58ème anniversaire. Ce dernier détail n'est peut-être pas important dans cette comparaison, mais à ce stade je passe beaucoup de temps à imaginer des destins amusants pour les gens responsables de ce format digne de Rube Goldberg.

Plus tôt, j'ai essayé d'obtenir les dernières spécifications du format PSD. Pour ça, j'ai du m'inscrire auprès d'Adobe pour obtenir la permission de faire une demande pour qu'ils puissent envisager de m'envoyer ce tome sacré. Ça impliquait de devoir leur faxer une copie de tel ou tel document, probablement signé de mon sang. J'imagine seulement qu'ils rendent ce processus si difficile parce qu'ils sont intensément honteux d'avoir créé cette abomination. Je n'étais naturellement pas suffisamment crédule pour aller au bout de la procédure, mais si je l'avais fait, j'aurais imprimé chacune des pages des specs, et je les aurais brûlées. Si j'en avais le pouvoir, je rassemblerais toutes les copies de ces specs, et je les lancerais dans une fusée directement vers le soleil.

Le format PSD n'est pas mon format préféré.

J'ai toujours ce coup de gueule bien en tête à chaque fois que j'utilise des formats de fichiers créés par Adobe.

Google contourne les préférences de vie privée de Safari et d'IE pour vous traquer http://t.co/Pdvo5T4Y http://t.co/rbWG1rEJ #dontbeevil

le 21 février 2012 à 13:10 - permalien

Estimer un temps de développement, c’est difficile

le Lundi 20 février 2012 - Veille - 8 commentaires

Vu sur Quora il y a quelques semaines, une honnête question : "Pourquoi les tâches de développement logiciel sont en général fausses d'un facteur de 2 ou 3 ?". Michael Wolfe, CEO de Pipewise, a posté une excellente réponse.

Partons en randonnée sur la côte de San Francisco à Los Angeles pour rendre visite à nos amis à Newport Beach. Je sors ma carte et je dessine notre route le long de la côte.

La ligne doit faire environ 600 kilomètres de long. On peut marcher 6 kilomètres par heure pendant 10 heures par jour, donc on sera là bas dans 10 jours. J'appelle nos amis et on réserve le dîner pour samedi soir prochain, quand on arrivera sur place triomphalement à 18h. Ils ont hâte !

On se lève tôt le lendemain, excité de partir à l'aventure. On enfile nos sacs à dos, on emporte notre carte, et on planifie notre premier jour. On regarde notre carte. Oh oh :

Waow, il doit y avoir un million de tours et détours sur la côte. Une journée de 60 kilomètres va à peine nous emmener à Half Moon Bay. Ce voyage doit faire au moins 800 kilomètres, pas 600. On appelle nos amis pour reculer le dîner au mardi. Mieux vaut être réaliste. Ils sont déçus, mais ils sont impatients de nous revoir. Et 12 jours pour aller de San Francisco à Los Angeles n'est toujours pas si mal.

Passé cette mauvaise surprise, on décolle. Deux heures plus tard, on a à peine dépassé le zoo. Comment ça se fait ? On regarde derrière nous :

Qu'est-ce que c'est long ! Du sable, de l'eau, des marches, des criques, et des lions de mer en colère ! On avance au mieux à 3 kilomètres par heure, la moitié de ce qu'on voulait faire. On peut soit commencer à marcher 20 heures par jour, ou on peut repousser notre dîner avec nos amis encore d'une semaine. OK, partageons la différence : on va marcher 12 heures par jour et repousser notre dîner avec nos amis au week-end suivant. On les appelle pour décaler le dîner au samedi suivant. Ils sont un peu agacés mais disent "OK, on vous verra là alors".

On campe à Moss Beach après une dure journée de 12 heures. Merde, ça prends des plombes pour monter ces tentes avec le vent. On ne se couche pas avant minuit. Pas grave : on va s'endurcir un peu et on accélérera un peu demain.

On dort trop longtemps et on se réveille mal en point et fatigué à 10 heures. Putain ! Pas moyen qu'on arrive à faire nos 12 heures. On va viser 10, et on en fera 14 demain. On prends nos affaires et on y va.

Après une lente marche de quelques heures, je remarque que mon ami boîte. Oh merde, des cloques. Il faut qu'on s'occupe de ça maintenant... On est le genre d'équipe qui tue les problèmes dans l'oeuf avant qu'ils ne viennent nous ralentir. Je cours pendant 45 minutes, 5 kilomètres vers Pescadero, pour acheter des pansements, et file retrouver mon ami pour le soigner. Je suis épuisé, et le soleil est en train de se coucher, alors on abandonne pour la journée. On va se coucher après avoir parcouru seulement 10 kilomètres cette journée. Mais on a quelques ravitaillements. Ça va aller. On rattrapera la différence demain.

On se lève le lendemain matin, des pansements pleins les pieds et on se mets en route. On sort d'un virage. Et merde ! Qu'est-ce que c'est que ça ?

Notre satané carte ne montrait pas tout ça ! Il faut qu'on marche 5 kilomètres dans les terres, autour de terrains grillagés protégés par le gouvernement, qu'on se perde deux fois, puis qu'on retourne vers la côte autour de midi. Une partie de la journée est partie pour seulement 1,5 kilomètres de progrès. OK, on ne va pas appeler nos amis pour reculer encore une fois. On va marcher jusqu'à minuit pour essayer de rattraper notre retard et reprendre notre planning.

Après une nuit troublée de court sommeil dans le brouillard, mon ami se réveille le lendemain avec une violente fièvre et des maux de tête. Je lui demande s'il pense pouvoir reprendre. "Qu'est-ce que tu crois, trou du cul, ça fait 3 jours que je marche dans un brouillard glacial sans prendre une pause !". OK, c'est tout pour aujourd'hui. On va s'accrocher et se remettre sur pieds. Demain on marchera 14 heures vu qu'on sera reposé et entraîné... On n'est plus qu'à quelques jours, alors on va y arriver !

On se lève le lendemain un peu groggy. Je regarde notre carte :

Oh merde ! On commence le 5ème jour de notre voyage de 10 jours, et on n'a même pas quitté la baie. C'est ridicule ! Faisons l'effort de faire une estimation précise, appelons nos amis, quitte à se faire crier dessus, mais avec une date réaliste une bonne fois pour toutes.

Mon ami dit que nous avons fait 60 kilomètres en 4 jours, c'est un voyage d'au moins 1000 kilomètres, donc environ 60 jours, peut être 70 pour être sûrs. Je dis "Pas moyen... oui, je n'ai jamais fait cette marche avant, mais je sais qu'il ne faut pas 70 jours pour marcher de San Francisco à Los Angeles. Nos amis vont se moquer de nous si on les appelle et qu'on leur dit qu'on ne les verra pas avant Pâques!"

Je continue, "si tu peux t'engager à marcher 16 heures par jour, on peut rattraper la différence ! Ce sera dur, mais c'est un moment crucial." "Va te faire foutre", me rétorque mon ami, "Ce n'est pas moi qui ait dit à nos amis qu'on serait là dimanche à la base ! T'es en train de me tuer parce que toi tu as fait une erreur !"

Un silence tendu tombe entre nous. Aucun coup de fil ne sera passé. J'appellerais demain quand mon camarade aura repris ses esprits et sera prêt à s'engager sur quelque chose de raisonnable.

Le lendemain matin, on reste dans nos tentes jusqu'à que la pluie diluvienne s'arrête. On remballe nos affaires et on décolle à 10h après s'être occupé de nos cloques et nos muscles. La dispute de la veille n'est pas mentionnée, mais je parle un peu durement à mon idiot d'ami quand il oublie sa bouteille d'eau derrière, et qu'on doit perdre 30 minutes pour retourner la chercher.

Je me fais une note mentale qu'on va arriver à bout de papier toilette et qu'il faudra qu'on se restocke quand on arrivera dans la prochaine ville. On arrive au coin d'un détour : une imposante rivière nous barre le passage. Je sens une énorme diarrhée arriver...